Particulièrement polluants, les matériels informatiques doivent
faire l’objet d’une gestion précise d’un bout à l’autre de leur cycle
de vie pour permettre leur recyclage ou leur destruction, en respect de
l’environnement.
Aujourd’hui, personne ne conteste les avancées majeures que les
entreprises ont atteintes grâce au développement de l’informatique.
Mais, à l’heure des grands chantiers écologiques, qu’en est-il du
traitement des déchets et particulièrement des déchets électroniques et
électriques qui, plus que tous les autres, constituent comme l’on
commence à l’entendre, une véritable bombe à retardement !
En effet, la France produit chaque année 1,7 millions de tonnes de déchets électriques et électroniques
contenant de nombreuses substances dangereuses susceptibles de polluer
l’environnement comme le cadmium, le mercure, le plomb, l’aluminium ou
le cuivre. Les déchets de la filière informatique sont parmi les plus
nocifs et nécessitent un traitement particulier. Les écrans et les
cartes électroniques notamment sont les déchets informatiques les plus
polluants et nécessitent des opérations de dépollution spécifiques.
Par ailleurs, le rythme de renouvellement des équipements
informatiques et électroniques s’accélère un peu plus chaque année. En
France, 7,8 millions de PC ont été vendus en 2006 et les prévisions se
montent à 8,8 millions pour 2007 ! Les innovations techniques et
fonctionnelles amènent entreprises et ménages à faire évoluer leurs
équipements sans aller jusqu’au bout de leur durée de vie. Les
produits sont mis au rebut même s’ils fonctionnent encore. Trier et
retraiter devient donc absolument nécessaire pour préserver
l’environnement.
Conscients de cette problématique, les législateurs européens ont mis en place un plan d’actions ambitieux et ont voté en 2003 la directive DEEE (Déchets des Equipements Electriques et Electroniques)
afin d’encadrer la récupération et le recyclage des équipements
électriques et électroniques, qu’ils soient professionnels ou ménagers.
En France, cette directive est entrée en vigueur le 15 novembre 2006,
date à laquelle collecte et retraitement des déchets sont devenus
obligatoires.
La filière des DEEE professionnels
Pour les déchets issus d’équipements électriques et électroniques
professionnels mis sur le marché après le 13 août 2005, les fabricants
(notamment les fournisseurs informatiques) sont tenus par principe de
prendre en charge l’organisation et le financement de l’élimination des
DEEE en mettant en place un dispositif spécifique d’enlèvement et de
traitement. Ils peuvent également prévoir d’autres modalités de gestion
avec leurs clients dans le cadre d’un contrat.
Les déchets issus d’équipements mis sur le marché avant le 13 août
2005 sont gérés directement par les utilisateurs de ces équipements ou
par les entreprises elles-mêmes.
La gestion du cycle de vie des matériels informatiques devient stratégique
Pour les entreprises et les administrations, le suivi des
équipements informatiques devient alors une nécessité stratégique et
incontournable. Dans ce contexte, sous l’impulsion de la direction
(Direction Générale, Direction Qualité, etc.), les départements
informatiques doivent trouver les moyens d’entrer en conformité avec la
directive DEEE et cartographier précisément les équipements
informatiques de l’entreprise pour assurer leur suivi et leur
traitement en fin de vie.
Les solutions informatiques d’IT Management (gestion des parcs et
des services informatiques) jouent un rôle de premier plan dans le
suivi des équipements. Quel que soit le type de structures, qu’elles
soient simples ou complexes, mono ou multi-sites, nationales ou
internationales, ces outils permettent d’inventorier automatiquement
les matériels informatiques et de gérer de manière centralisée leurs
cycles de vie : livraison, installation, déménagement, réparation, mise
au rebut, etc. Ainsi l’entreprise connait à tout moment les équipements
qui composent son parc informatique, leur état de fonctionnement, leur
affectation aux collaborateurs, leurs déplacements… jusqu’à leur sortie
du parc. Lors de cette dernière étape, on indiquera ce qu’il advient
des matériels : mise au rebut, retour au domaine (pour le secteur
public), retour au constructeur, etc. Avec les tableaux de bord générés
sur les équipements tracés, les entreprises suivent le cycle de vie de
leurs matériels informatiques et prennent les moyens de se mettre en
conformité avec les directives environnementales.
Les solutions d’IT Management s’inscrivent dans la politique de développement durable de l’entreprise
Ainsi, les solutions d’IT Management agissent non seulement comme un
maillon clé de la chaîne de la gouvernance informatique mais
participent également à la politique de développement durable des
entreprises. Cette politique vient parfois d’une démarche volontaire
mais est également encadrée par la loi depuis mai 2001 (loi n° 2001-420
du 15 mai 2001 sur les nouvelles régulations économiques (NRE)). Depuis
l’exercice 2002, les entreprises françaises cotées sur le marché
français doivent préciser dans leur rapport d’activité annuel la
manière dont elles prennent en compte les conséquences sociales et
environnementales de leurs activités.
Il apparaît donc clairement qu’en ce qui concerne les équipements
informatiques, la capacité à tracer le cycle de vie des matériels
jusqu’à leur mise au rebut est fondamentale dans le cadre de la
politique de développement durable des entreprises. Les solutions d’IT
Management aident à la mise en conformité avec les directives
environnementales, permettent d’éviter les sanctions et participent à
la création d’une image écologique volontariste de l’entreprise.
Une fois de plus la technologie répond aux besoins d’évolution et de mise en conformité des entreprises et des administrations !
En savoir plus :
http://www2. ADEME.fr
http://www.ecologie.gouv.fr
Staff&Line France, Leader européen de l'IT Management http://www.staffandline.fr
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