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L’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du
travail (Afsset) met en ligne les résultats de son expertise sur les
risques liés à l’utilisation de l’azote liquide dans les laboratoires
d’assistance médicale à la procréation (AMP) comprenant des
recommandations en matière de prévention.
En 2006, l’Agence de la biomédecine a saisi l’Afsset afin de
procéder à l’évaluation des risques liés à l’utilisation de l’azote
liquide dans le cadre des activités d’AMP afin de pouvoir mettre en
place des mesures de prévention en milieu de travail plus adaptées.
L’Afsset, sur la base de son expertise collective, propose des
recommandations détaillées en terme de protections collectives
(ventilation, volume et isolation des locaux,…) et individuelles (port
de gants, lunettes de protection,…). L’agence souligne également
l’importance de la formation du personnel et des précautions à prendre
pour le stockage et le transport de ce gaz.
Ces
recommandations destinées dans un premier temps aux gestionnaires et
aux professionnels de l’assistance médicale à la procréation pourraient
être prises en compte et adaptées à d’autres domaines d’utilisation de
l’azote liquide.
L’azote, constituant majeur de l’air, ne
présente pas intrinsèquement de toxicité particulière. A l’état
liquide, sa très basse température (environ -196 °C) peut provoquer des
« brûlures » et gelures au contact de la peau ou des yeux et plus
occasionnellement des explosions. A température ambiante, son
évaporation provoque une réduction du taux d’oxygène de l’air pouvant
entraîner divers effets sur la santé (altération de la respiration, de
la conscience, de la coordination motrice…) allant jusqu’à l’asphyxie.
Ce risque est d’autant plus pernicieux que l’azote gazeux est incolore
et inodore.
Par ailleurs, les utilisations de l’azote liquide
sont de plus en plus nombreuses et diverses que ce soit dans le domaine
alimentaire (congélation rapide, conservation des aliments…), le
domaine industriel (découpage, broyage des matériaux..) ou le domaine
médical (conservation des cellules et tissus humains, cryothérapie…).
Plus particulièrement, dans le cadre des activités des laboratoires
d’assistance médicale à la procréation (AMP), l’azote est utilisé afin
d’assurer la congélation et la conservation des gamètes
(spermatozoïdes, ovocytes), des embryons et autres tissus humains. Ces
laboratoires font appel à un ensemble de pratiques cliniques et
biologiques qui vont permettre de reconstituer la procréation en dehors
du processus naturel (conception in vitro, transfert d’embryons,
insémination artificielle). En savoir plus :
Consulter l´avis et le rapport de l´Afsset (pdf
- 3,6 Mo)
Source : AFSSET
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