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Publié sur le web le 08/01/2007 On ne respire pas mieux chez soi qu'ailleurs. Telles sont les conclusions d'une importante étude nationale réalisée par l'Observatoire national de la qualité de l'air intérieur, durant trois ans et ayant porté sur 567 résidences principales, situées dans 74 villes de 55 départements où résident au total 1 612 personnes... [extrait d'un article diffusé sur Territorial.fr] Selon l'Observatoire de l'air intérieur, les polluants mesurés peuvent être d’origines multiples, chaque polluant pouvant être apporté par plusieurs sources et, inversement, chaque source pouvant être à l’origine de plusieurs pollutions. L’un des objectifs de l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur est d’apporter des éléments de clarification quant à la part respective des différents déterminants de la qualité de l’air. De manière générale, les polluants sont apportés par :
l’extérieur du bâtiment : le sol (radon) et l’air extérieur ( CO, certains composés organiques volatils ( COV), moisissures, particules …) les sources internes liées aux produits de construction, d’ameublement, de décoration, d’entretien et de bricolage : la plupart des COV dont le formaldéhyde, les fibres, les biocides … le fonctionnement des appareils à combustion (chauffage et production d’eau chaude) : CO, NO, certains COV, particules … la présence de plantes et d’animaux domestiques : moisissures, allergènes, biocides la présence et l’activité humaine liée aux besoins essentiels (cuisine, hygiène, lavage) ou autres (tabagisme, utilisation de bougies, d’encens, cosmétiques, présence de plantes et d’animaux domestiques) : bioeffluents humains, particules, polluants de la fumée de tabac, COV, NO, aldéhydes, monoxyde de carbone …
L’émission ou la présence de ces polluants dans l’air est conditionnée par les caractéristiques physiques de l’air et des matériaux (température, humidité) et leur concentration est en lien direct avec le renouvellement d’air apporté par la ventilation. Cet état constitue la première référence disponible sur la qualité de l’air intérieur du parc de logements en France et ne peut être comparé à une situation antérieure du fait de sa primeur. Il montre néanmoins des niveaux similaires à ceux déjà mis en évidence par des études ponctuelles en France et dans des enquêtes internationales de grande envergure. Il sera complété, début 2007, par les niveaux de contamination fongique et la présence d’humidité (données actuellement en cours de validation). Les résultats de cette campagne sont actuellement exploités par les agences sanitaires et seront utilisées par les autorités pour mieux établir les risques sanitaires associés à la pollution de l’air intérieur et définir les éventuelles mesures à prendre pour la protection de la population. Les informations détaillées, collectées parallèlement sur les caractéristiques techniques des logements et sur leur environnement ainsi que sur les ménages, leurs activités et le temps passé au contact de la pollution, sont attendues pour le début de l’année 2007. La recherche des facteurs de risque (sources de pollution, types d’habitat, conditions de ventilation, comportements, saisons, situation géographique, etc.) sera engagée début 2007 dès l’ensemble des données descriptives mis en cohérence et validé. Les premiers travaux concerneront la classification des logements vis-à-vis des niveaux de concentration des différents polluants et la recherche des déterminants du formaldéhyde, de l’humidité et des moisissures présents dans les logements. L’élaboration d’indices de qualité d’air intérieur à des fins de communication et d’actions sur la pollution de l’air sera également visée. Un programme d’actions est ainsi engagé pour valoriser les données de la campagne nationale Logements. Lire l'intégralité de cette étude Source : Observatoire de la qualité de l'air intérieur
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