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Chantal Jouanno, Secrétaire d’Etat en charge de l’Ecologie, et Valérie Pécresse, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la
Recherche, ont successivement reçu jeudi 9 avril Julia Marton-Lefèvre, Directrice Générale de l’UICN (Union internationale
pour la Conservation de la Nature). Ce réseau mondial rassemble des représentants d’ONG, de scientifiques, de
gouvernements, d’agences des nations unies, d’entreprises et de la société civile, autour des enjeux relatifs à l’environnement et
à l’avenir durable de la planète. L’UICN soutient notamment la recherche scientifique et gère des projets sur le terrain dans le
monde entier.
Ces rencontres avaient pour objectif d’échanger sur l’état d’avancement du projet, lancé en 2005, de plate-forme scientifique intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES). Le processus de création de cette plate-forme est amorcé auprès des gouvernements, dans le cadre du Programme des nations unies pour l’environnement (PNUE), et doit être nourri par la communauté scientifique et la société civile.
Cette plate-forme permettra de placer la préservation de la biodiversité et des écosystèmes au même rang des préoccupations des scientifiques et des gouvernements que la lutte contre le changement climatique. Elle jouera un rôle d’alerte par rapport aux menaces qui pèsent sur la biodiversité et sera conçue, d’une part pour fédérer la communauté scientifique, d’autre part pour fournir à l’ensemble des décideurs à travers le monde une information fiable et sûre sur les changements affectant les processus naturels dont dépendent tant nos économies.
Valérie Pécresse et Chantal Jouanno réitèrent le soutien de la France à ce projet, comme elles l’avaient respectivement rappelé lors de la Conférence sur la biodiversité qui s’est tenue à Putrajaya (Malaisie), le 10 novembre 2008, et lors du 25ème conseil d’administration du PNUE à Nairobi en février dernier. Elles redisent l’intérêt de la France pour accueillir le futur secrétariat général de la plate-forme sur son territoire.
Elles saluent enfin le rôle de l’UICN dans le processus de création de l’IPBES et l’engagement de sa directrice générale à cet égard. Elles se félicitent de la collaboration renforcée engagée avec l’IUCN et se réjouissent du nombre croissant de dirigeants dorénavant convaincus par l’urgence de la question, et qui souhaitent par conséquent, à l’image de la France, placer la biodiversité et les services rendus par les écosystèmes en tête de l’agenda politique.
MEEDDAT, CP du 09/04/2009
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