Il y a actuellement 21 invités en ligne

Publicité

Livre à la Une

Recherche

Accueil arrow Communiqués de presse arrow Lancement du petit livre vert, le « Little Green Data Book », édition 2009
Lancement du petit livre vert, le « Little Green Data Book », édition 2009 Convertir en PDF Version imprimable email
15-06-2009

Les villes, moteur du réchauffement climatique – et clé de la réduction des gaz à effet de serre

Les points saillants

  • Les villes, véritables poumons économiques et sources d’émission de gaz à effet de serre à travers le monde, constituent un facteur clé du réchauffement climatique et de son atténuation.
  • Elles tirent 72 % de leur énergie des combustibles fossiles, et l’urbanisation gagnant de l’ampleur partout dans le monde, les émissions de gaz à effet de serre issues de ces combustibles pourraient augmenter sensiblement.
  • Quelque 360 millions de citadins riverains des zones côtières sont exposés à la montée des eaux, le niveau des océans devant augmenter d’environ un mètre au cours du XXIe siècle.
  • La réduction des émissions de CO 2 par habitant dans des pays comme l’Allemagne et la Suède fournit des modèles qui augurent bien d’une action similaire dans les pays à croissance rapide.

NEW YORK, Nations Unies, 15 mai 2009 — Les villes et leurs habitants sont les principaux facteurs du réchauffement climatique, mais ils offrent également le meilleur moyen de ralentir ce phénomène et d’en atténuer les effets, selon l’édition 2009 du Little Green Data Book. Ce petit livre vert, qui est une compilation annuelle des statistiques relatives à l’environnement, a été rendu public ce jour par la Banque mondiale à l’occasion de la 17 ème session de la Commission des Nations Unies sur le développement durable.

L’édition 2009 de cet ouvrage indique que les villes constituent un facteur déterminant du changement climatique dans la mesure où l’essentiel de l’activité économique se déroule en milieu urbain. Les centres urbains connaissent ainsi une relative affluence, laquelle contribue à accroître les niveaux d’émission de gaz à effet de serre – l’une des raisons pour lesquelles jusqu’ici la production de ces gaz dans les pays développés est supérieure à celle des pays en développement. Mais l’activité économique gagne de l’ampleur à mesure que l’urbanisation progresse à travers le monde : on estime à 70 % la population de la planète qui vivra dans les villes d’ici 2050.

Si les modèles de consommation de l’énergie n’évoluent pas, les émissions de gaz à effet de serre augmenteront sensiblement, les villes tirant près de 72 % en moyenne de leur énergie du charbon, du pétrole et du gaz naturel – elles sont également les principaux utilisateurs des énergies renouvelables, mais ces dernières ne constituent qu'une infime partie de la consommation énergétique totale. Il convient toutefois de souligner que les habitants des centres urbains, à plus forte densité de population, émettent en moyenne 30 à 50 % moins de GES que leurs voisins des banlieues.

Commentant l’édition 2009 du petit livre vert, Katherine Sierra, vice-présidente de la Banque mondiale  pour le développement durable, a déclaré : « Les autorités nationales et municipales à travers le monde se heurtent à de grands défis – et disposent d’opportunités – face la gamme de solutions énergétiques à adopter à l’avenir. Il ne fait aucun doute que les politiques publiques peuvent contribuer à renforcer la maîtrise de l’énergie et à réduire les émissions de dioxyde de carbone. Et ces décisions seront cruciales, non seulement pour les villes et les pays concernés, mais aussi pour le bien-être futur de notre planète tout entière. »

Messages clés véhiculés par l’édition 2009 du Little Green Data Book

De nombreuses villes sont exposées à l’élévation du niveau de la mer due au réchauffement climatique

Les politiques énergétiques adoptées par les pays – et par extension les villes – auront une incidence directe sur le sort d’un bon nombre de grandes villes côtières du monde. Quelque 360 millions de citadins vivent dans des zones côtières de basse altitude, et sont de ce fait exposés à l’élévation du niveau de la mer et à des marées de tempête, qui résulteront de la fonte des plateformes flottantes polaires. D’après les estimations des scientifiques, le niveau des océans a augmenté de 0,17 mètre pendant le XXe siècle et il devrait encore gagner un mètre au cours des 100 prochaines années (chiffre susceptible d’être revu à la hausse en cas de catastrophe – par exemple la fonte de la calotte glaciaire de l’Antarctique occidental). Les pays en développement auront plus de difficultés que les pays développés à s’adapter à cette modification du climat.

Les décisions des pouvoirs publics peuvent faire la différence

Les pays à croissance rapide et à forte population comme la Chine et l’Inde ne cessant de s’urbaniser et d’absorber une plus grande part de l’industrie manufacturière mondiale, leurs émissions de dioxyde de carbone devraient augmenter – même s’il est vrai que les niveaux de leurs émissions par habitant resteront inférieurs à ceux des pays développés au cours des prochaines décennies. Ces États doivent néanmoins pouvoir s’inspirer des pays comme l’Allemagne et la Suède qui ont sensiblement diminué leurs émissions de CO 2 par habitant au cours des 40 dernières années.

Le lien entre l’urbanisme et l’investissement dans les infrastructures est essentiel

Ayant une plus forte densité de population, les zones urbaines offrent des solutions plus économiques que les zones rurales en matière d’accès aux services d’approvisionnement en eau, d’assainissement et de gestion des déchets solides. À titre d’exemple, les régions comme l’Amérique latine et les Caraïbes d’une part et l’Europe de l’Est et l’Asie centrale d’autre part, qui affichent certains des taux d’urbanisation les plus élevés, bénéficient également d’un plus large accès aux services d’assainissement que les régions ayant les taux d’urbanisation les plus faibles, comme l’Afrique subsaharienne et l’Asie du Sud.

Les villes compactes se prêtent souvent mieux au développement durable que les villes tentaculaires. Les villes plus denses utilisent moins d’énergie pour le transport, ce qui diminue les émissions dans ce domaine, et elles sont à même de fournir des services à moindre coût et d’adopter davantage de mesures favorisant la maîtrise de l’énergie.

De même, les pays qui privilégient les transports privés consomment plus d’énergie par passager-kilomètre que ceux qui ont largement recours aux modes de transport publics et non motorisés. En général, avec l’accroissement de la densité démographique, les populations utilisent davantage les transports publics, ce qui diminue l’énergie utilisée par habitant à des fins de transport. La forte consommation d’énergie par habitant aux États-Unis et en Europe occidentale peut être attribuée aux revenus élevés ; au Moyen-Orient, elle est imputable aux subventions sur les carburants.

À propos du rapport :

L’édition 2009 du Little Green Data Book, la dixième du nom, est un guide de poche qui donne rapidement accès à des données essentielles sur l’environnement et le développement de plus de 200 pays.
Pour en savoir plus, veuillez consulter le site : www.worldbank.org/environment/dataandstatistics

Banque Mondiale, CP du 15/05/2009





  Autres articlesArticles + récents Articles + anciens
<< Précédent                    Suivant>>
< Précédent   Suivant >




--- Publicité ---


Newsletter de qhseClub

Nom:
Email:


Partenaire

"30 000 mètres cubes. C'est la production annuelle moyenne des scieries françaises de résineux. En Allemagne, les plus grosses atteignent 2 millions de mètres cubes."

Les Termes Recherchés

coordonnateur sps dangereux document unique dãƒâ©chets dangereux dã©chets dã©chets dangereux déchets déchets dangereux ecole ou centre emploi environnement hqe hse iso 22000 master moto side car qhse qhsepro qualitã© qualité rã©chauffement clim tomtom tomtom* tunisie voliere
Présentation / Notre Charte / Recommander ce site / Faire un lien / Partenaires / Référencement / Forum / Plan du site / Contact / © 2007-2010 Actualités HSE/QHSE, normes iso et Management Intégré - Portail de la Qualité - QhseClub