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Ibrahim Taouti, avocat au Danemark et au Barreau d'Alger Comme toute entreprise économique, les entreprises algériennes, publiques et privées, grandes, moyennes et petites, sont soumises à une série de pressions sociales, environnementales et économiques, locales, nationales, régionales et internationales. Elles devraient donc adopter et mettre en application une stratégie de réponse qui permette de renverser les contraintes vécues passivement pour en faire une opportunité stratégique proactive. La stratégie induite de la responsabilité sociale des entreprises (RSE) ou Corporate Social Responsibility est basée sur la notion de développement durable.
Ce concept formalisé à l'occasion des travaux de la Commission Mondiale sur l'Environnement et le Développement, en 1987, se définit comme "un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs". Il intègre une triple responsabilité : la dimension économique (efficacité, rentabilité, absence de corruption…), la dimension sociale et la dimension environnementale. Lors du sommet de Rio de 1992,150 chefs d'Etat ont signé un programme d'actions pour le siècle, intitulé l'Agenda 21, comprenant des recommandations pour favoriser le développement durable au niveau mondial. L'Agenda 21 est démultiplié en Agendas 21 locaux, impliquant jusqu'aux collectivités locales. Ces responsabilités se déclinent en trois 'P' représentant le Profit, la Population et la Planète et sont à la base de la stratégie de la RSE. Lire l'article Source : Le Maghreb |